Riche pour qui ?

L’image ci-contre représente un homme qui pense pouvoir emporter toutes ses affaires sur son chemin vers le ciel. 

Mais il y a devant lui une porte étroite que ne lui permettra pas de faire passer son baluchon bien rempli.

Ce dessin d’Alain Auderset, artiste chrétien, illustre très bien l’idée principale du texte que nous allons étudier aujourd’hui : 

– D’un côté il y a les biens matériels et de l’autre le ciel, la vie éternelle…

– Existe-t-il un lien entre ces deux réalités ? 

– Est-il possible d’emporter nos biens avec nous ?

Pour répondre à ces questions nous allons regarder avec attention l’une des paraboles de notre Seigneur Jésus-Christ, celle du Riche insensé, qui se trouve dans l’évangile de Luc (chapitre 12 versets 13-21). 

Le Seigneur enseigne ses disciples (12v1) devant la foule, et voici que cet homme l’interpelle pour lui faire une requête. Pour lui demander de résoudre un différend avec son frère à propos de leur héritage…

 

13 Du milieu de la foule, quelqu’un dit à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager notre héritage avec moi. » 14 Jésus lui répondit : « Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? »

15 Puis il leur dit : « Gardez-vous avec soin de toute soif de posséder, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, même s’il est dans l’abondance. »

16 Il leur dit cette parabole : « Les terres d’un homme riche avaient beaucoup rapporté. 17 Il raisonnait en lui-même, disant : ‘Que vais-je faire ? En effet, je n’ai pas de place pour rentrer ma récolte. 18 Voici ce que je vais faire, se dit-il : j’abattrai mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens, 19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois et réjouis-toi.’20 Mais Dieu lui dit : ‘Homme dépourvu de bon sens ! Cette nuit même, ton âme te sera redemandée, et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? ‘

21 Voilà quelle est la situation de celui qui amasse des trésors pour lui-même et qui n’est pas riche pour Dieu. »

Il n’y a pas de lien apparent entre l’enseignement de Jésus, au début du chapitre 12, et l’intervention de l’homme de la foule. Ce dernier fait une prière, une requête au Seigneur.

Il se trompe sur le rôle qu’il attribue au Seigneur ! Il appelle Jésus « maître », en grec « didaskalos », c’est à dire professeur dans le sens de celui qui enseigne les choses de Dieu et les devoirs de l’homme. Ce même mot est utilisé par un chef et un docteur de la loi dans Luc : 

– Luc 18v18  » Un chef interrogea Jésus et dit : « Bon maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? » « 

– Luke 10v25  » Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l’éprouver : Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle  » (voir Le bon samaritain, méditation du 12 Septembre 2021)

Ces trois personnes interpellent Jésus de la même manière. Le Seigneur va répondre aux questions du chef (qui est très riche) et du docteur de la loi, mais il refuse catégoriquement de donner suite à la requête de l’homme v14 : Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ?

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Erreur de personne

Dans Luc 18 et 25, le chef et le docteur veulent savoir comment hériter la vie éternelle ? Leur question est en accord avec le titre qu’ils donnent à Jésus. Ici, l’homme du milieu de la foule semble vouloir utiliser l’autorité de Jésus pour son propre avantage matériel. Il y a un décalage entre le titre qu’il donne à Jésus et sa requête. Il lui demande de résoudre un différend avec son frère à propos de leur héritage. Le texte ne nous renseigne pas beaucoup sur la nature exacte du problème entre les deux frères. Il n’est pas dit si l’homme avait été privé de la part qui lui revenait de droit ou s’il voulait tout simplement une part plus importante.

La Loi, la Torah, encadre l’héritage. Ce sujet avait déjà abordé lors de la méditation sur la parabole du fils prodigue :

  • Il était transmis exclusivement aux fils.
  • Le droit d’aînesse : une double part pour le premier né : dans l’hypothèse où il y avait deux fils, les deux frères n’héritaient pas à part égale. L’héritage était partagé en trois parts : le premier fils, l’aîné, obtenait toujours une double part (Deu 21v15-17 ).
  • La loi prévoie également le cas d’un homme qui mourrait sans laisser de fils : l’histoire des filles de Tselophchad (Nombres 27v8-11 et 36:8-9). cela avait pour objectif de permettre la transmission de l’héritage à sa fille ou à un proche parent.


L’héritage est un patrimoine, un bien, que laisse (lègue) une personne lors de son décès, lors de la fin de sa vie. Ce qui intéresse ici l’homme c’est le partage des biens laissés par son père. Il aurait très bien pu interroger Jésus sur la mort de son père, ou sur la vie après la mort. En effet, le départ d’une personne est l’occasion pour les vivants de réfléchir à l’éternité.

Jésus répond à l’homme par une question oratoire (une question rhétorique) : une figure de style qui consiste à poser une question n’attendant pas de réponse. C’est une fausse interrogation : v14  » Jésus lui répondit : « Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? « .

Notons également tout de suite que Dieu aussi dans la parabole, pose une question rhétorique à l’homme riche : v20  » ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? « 

A la question oratoire de Jésus, on a envie de répondre :  » personne « . En d’autres termes, ce n’est pas à lui de les départager. Personne ne l’a établi pour cela, pas le père de l’homme, ni Dieu ! L’homme fait une erreur sur le rôle de Jésus.

La Bible nous révèle que le Seigneur est venu pour une mission bien particulière. Et sa mission a une portée spirituelle et éternelle. Actes 17v30-31 nous révèle un aspect de cette mission : 30 « Sans tenir compte des temps d’ignorance, Dieu annonce maintenant à tous les êtres humains, partout où ils se trouvent, qu’ils doivent changer d’attitude, 31 parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde avec justice par l’homme qu’il a désigné. Il en a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant. »

Le jugement pour lequel Dieu a établi Jésus n’a pas une portée matérielle et temporelle, comme celui de départager deux héritiers. Mais il a une portée spirituelle et éternelle.

Nous aussi, nous commettons cette même erreur, n’est-ce pas ? Il nous arrive parfois d’oublier quel est fondamentalement le rôle du Seigneur. Alors, nous lui formulons des requêtes et des prières matérialistes, très éloignées des considérations éternelles.

Le rôle du Seigneur en premier lieu n’est pas de s’occuper de nos affaires matérielle et temporelle. Apprenons donc à situer nos prières dans la perspective de l’éternité.

Par ailleurs, le Seigneur promet de prendre soin de nous dans les aspects purement matériels de la vie : il sait que nous en avons besoin, il nous dit de ne pas inquiéter de cela mais de nous préoccuper d’abord du Royaume et de la Justice de Dieu (Matthieu 6).

La vie. La vraie.

Dans la suite du texte Jésus-Christ s’adresse à la foule (voir v15, 16 et 22). Le Seigneur confirme l’impression laissée par l’homme de la foule : sa requête n’était donc pas motivée par un désir désintéressé de justice.

Le Seigneur profite de la situation pour enseigner au sujet de l’un des maux du cœur humain : la cupidité,  l’avarice ou la soif de posséder.  Qui est un désir ardent et avide d’avoir toujours plus de biens et de richesses.

Trois personnages fictifs respirent l’avarice : 

  • Oncle Picsou, canard avare et aventurier (avec Donald, Riri, Fifi et Loulou)
  • Harpagon, riche et avare (de Molière).
  • Dans l’Espagne du 17è siècle, Don Salluste (Louis de Funès) profite de ses fonctions de ministre des Finances du roi pour s’enrichir. C’est un être fourbe, hypocrite et cupide qui collecte lui-même les impôts, qu’il détourne en partie à son profit. Il est détesté par la population qu’il opprime. « La folie des grandeurs », en 1971, avec Louis de Funés et Yves Montand (Blaze, valet de Don Salluste)

Ici le Seigneur fait une grosse mise en garde contre ce mauvais penchant du cœur humain. Cette mise en garde est reprise avec abondance dans le NT :

  • Eph. 5v3 Que l’immoralité sexuelle, l’impureté sous toutes ses formes ou la soif de posséder ne soient même pas mentionnées parmi vous, comme il convient à des saints.
  • Col 3v5 Faites donc mourir en vous ce qui est terrestre : l’immoralité sexuelle, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la soif de posséder, qui est une idolâtrie.
  • Mar 7v20-23 Il dit encore: « C’est ce qui sort de l’homme qui le rend impur. 21 En effet, c’est de l’intérieur, c’est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l’immoralité sexuelle, les meurtres, 22 les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. 23 Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l’homme impur. »

 

Le Seigneur ditgardez-vous avec soin : c’est une question importante, qui requiert toute notre attention. Il s’empresse d’expliquer la raison de cette mise en garde, en mettant en opposition deux notions : « les biens » et « la vie ». C’est le point central du texte.

 » Gardez-vous avec soin de l’avarice car la VIE d’un homme ne dépend pas de ses biens, même s’il est dans l’abondance. « 

Les Biens, c’est ce que l’on possèd : objets, richesses et propriétés. Toute chose d’utilité pratique et de valeur financière. Ce qui répond à un besoin matériel et qui peut être monnayé.

Pour le Seigneur, il n’y a donc pas de relation entre « la vie » et « les biens ».

Qu’est donc « la vie » ? le mot vie possède trois sens du mot vie en grec :

  1. Bios, c’est la base du mot qui a donné biologie (étude de la vie), le plus souvent, se traduirait mieux par « existence », pour désigner la vie en général, le fait de vivre. La vie dans son sens le plus large (5 fois dans Luc/Actes). Par exemple dans Luc 8v14 : Ce qui est tombé parmi les ronces, ce sont ceux qui ont entendu la parole, mais en cours de route ils la laissent étouffer par les préoccupations, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne parviennent pas à maturité.
  2. Psukhé c’est la base du mot qui a donné la psychologie, l’étude de l’âme. C’est plutôt ce sens-là qui est utilisé. Ce mot a le double sens de vie et d’âme. 15 fois dans Luc/Actes comme par exemple dans la suite de notre texte : 19 et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour de nombreuses années; repose-toi, mange, bois et réjouis-toi.’ 20 Mais Dieu lui dit : ‘Homme dépourvu de bon sens ! Cette nuit même, ton âme te sera redemandée, et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ?
  3. Zôé qui désigne la vie morale et spirituelle. C’est la vie réelle et véritable, vouée à Dieu, bénie, même dans ce monde, pour ceux qui mettent leur confiance en Christ, et qui aboutira, après la résurrection à la vie éternelle. 14 fois dans Luc/Actes et souvent accompagné de « éternelle » ( » aionios » en grec) comme dans Luc 10v25 Un professeur de la loi se leva et dit à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? »

 

Ici le terme utilisé par le Seigneur est dans le sens du mot  » zoé « . Il met donc en opposition deux notions : celui des biens matériels et celui de la VIE spirituelle et éternelle, La VRAIE VIE.

La traduction Osterwald du verset 15 nous aide à mieux comprendre : Puis il leur dit : Gardez-vous avec soin de l’avarice; car quoique les biens abondent à quelqu’un, il n’a pas la vie par ses biens.

Nous l’avons vu : l’action et l’enseignement de Jésus n’a pas une portée matérielle et temporelle, mais une portée spirituelle et éternelle. Son enseignement le confirme ici.  Il met en en opposition ce qui est d’ordre matérielle, les biens, et ce qui spirituelle, la VIE zoé, la vie éternelle : L’Homme n’a pas la VIE par ses biens

Cet avertissement est particulièrement pressant pour nous qui vivons dans une société prospère et matérialiste. Nous nous faisons constamment bombarder par des messages publicitaires qui poussent à la surconsommation : à l’avarice. Par ces tapages, on veut nous faire croire que nous avons besoin de tel ou tel objet ou produit. Cela peut faire naître en nous un désir (ardent) avide, non pas toujours d’avoir plus, mais parfois aussi d’avoir le dernier cri.

Ce n’est pas tant la possession ou la consommation qui pose un problème, mais l’idolâtrie que cela peut engendrer : lorsque ces biens remplacent de Dieu, prennent sa place dans notre cœur. Lorsque ces choses deviennent « notre précieux » : la chose qui a le plus de valeur à nos yeux.

Il nous faut donc étudier soigneusement la place qu’ils prennent dans notre cœur. Ce doit être une lutte de tous les instants. Elle requiert notre vigilance.

Par cet enseignement le Seigneur remet bien les choses à leur juste place.

Riche pour qui ?

Pour illustrer son enseignement, le Seigneur raconte alors la parabole du riche insensé. 

Cet homme est riche : il a beaucoup de fortune, il possède de grands biens, de grandes richesses.

Que pensez-vous de cet homme ? Peut-on lui reprocher de s’occuper de sa récolte ?

Cette parabole dépeint un homme qui gère ses biens de façon prudente et efficace. Avec la sagesse d’un homme d’affaire expérimenté, il réorganise son système de stockage afin de mettre à l’abri non seulement son blé mais également tous ses autres biens. Ne pensez-vous pas qu’il ait agit en homme sensé ? N’aurions-nous pas fait pareil à sa place ? Quel est le problème alors ?

Malgré une excellente maîtrise de ses affaires, l’attitude de cet homme révèle un problème fondamental. Le premier indice d’un problème apparaît dans son monologue. Notez la prédominance des pronoms personnels : « je » et « moi ». En trois courts versets, cet homme utilise le « je » 7 fois et le « mon » (ou « mes ») à 6 reprises. Il est centré sur soi-même.

Tout gravite autour de lui. Cette façon de s’exprimer trahit une pensée pour le moins égocentrique. Trop absorbé par ses intérêts personnels, il n’a ni n’estime ni reconnaissance envers la providence de Dieu. Jamais n’a-t-il songé à utiliser ses surplus pour le bien des hommes.

Certes il n’y a aucun mal à se réjouir de sa richesse. Son erreur est de rapporter tout à lui-même. Cet homme pensait avoir sécurisé son avenir par l’accumulation d’un trésor matériel. Si le matériel/la matière est la seule réalité de notre univers, alors il serait difficile de critiquer la réaction de l’homme riche. Mais sa conception de la réalité est faussée : les richesses matérielles n’existeront pas pour toujours. Tôt ou tard, elles finiront par disparaître. Elles ne peuvent pas constituer le but de notre existence : 2Co4v18 Ainsi nous regardons non pas à ce qui est visible, mais à ce qui est invisible, car les réalités visibles sont passagères et les invisibles sont éternelles.

Sa vision du monde exclue complètement la perspective de l’éternité. L’homme riche est un insensé car il a tracé son avenir en ne se souciant que de ce qui est pour le corps et pour ce temps seulement.

Il a planifié sa vie sans tenir compte des plans de Dieu : « Je dirai à mon âme ». Il a vécu comme si l’éternité n’existait pas. Il ne s’est préoccupé que des choses visibles et passagères. Dieu lui annonce cette terrible nouvelle :  » Cette nuit même ton âme te sera redemandée  » (v. 20).

Il y a ici un contraste fort avec  » biens en réserve pour de nombreuses années « , le futur qu’il utilise et les quelques minutes (ou quelquess heures tout au plus) qu’il lui reste à vivre. Cela nous rappelle l’avertissement de Jacques aux riches (4v13-17) :  » 13 A vous maintenant qui dites : « Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous y ferons des affaires et nous gagnerons de l’argent », 14 vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ! En effet, qu’est-ce que votre vie ? C’est une vapeur qui paraît pour un instant et qui disparaît ensuite. 15 Vous devriez dire, au contraire : « Si Dieu le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela. » 16 Mais en réalité, vous vous montrez fiers de vos fanfaronnades. Toute fierté de ce genre est mauvaise. 17 Si donc quelqu’un sait faire ce qui est bien et ne le fait pas, il commet un péché. « 

Cet homme est avare. Son avarice le fait passer à côté du but essentiel de la vie. Or on ne peut pas ignorer la vision éternelle de la vie sans en subir les conséquences :  » Il est réservé aux êtres humains de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. «  Heb 9v27

Puis Dieu lui pose cette question rhétorique :  » et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? « . Poser la question, c’est y répondre : personne ! Les biens matériels ne peuvent être emportés dans l’au-delà. Job 1v21 dit ceci : « C’est nu que je suis sorti du ventre de ma mère, et c’est nu que je repartirai. »

Et 1 Timothée 6v6-10  » 6 La piété est pourtant une grande source de profit quand on se contente de ce que l’on a. 7 En effet, nous n’avons rien apporté dans le monde et [il est évident que] nous ne pouvons rien en emporter. 8 Si donc nous avons de la nourriture et des vêtements, cela nous suffira. 9 Quant à ceux qui veulent s’enrichir, ils tombent dans la tentation, dans un piège et dans une foule de désirs stupides et nuisibles qui plongent les hommes dans la ruine et provoquent leur perte. 10 L’amour de l’argent est en effet à la racine de tous les maux. En s’y livrant, certains se sont égarés loin de la foi et se sont infligé eux-mêmes bien des tourments. « 

Riche pour qui ?

Jésus conclue cette parabole avec une application :  » 21 Voilà quelle est la situation de celui qui amasse des trésors pour lui-même et qui n’est pas riche pour Dieu.  » Cet homme est insensé ! Comme Don Salluste il a succombé à la folie des grandeurs. Tout le bien accumulé durant sa vie ne lui sera d’aucune utilité là où il va. Il n’a pas investi dans la préparation de son éternité.

Si nous voulons être riches, soyons-le de la bonne manière. Soyons riches pour Dieu.

Comment devient-on riche en Dieu ?

Nicolas Copernic (1473–1543) : Conversation avec Dieu, Jan Matejko, 1872.

Conclusion

Quand on lève les yeux et qu’on regarde le ciel et l’univers on a l’impression d’être au centre de tout et que tout l’univers tourne autour de nous… mais c’est faux !

La révolution copernicienne est le renversement de la représentation du monde et de l’univers à partir du 16e siècle. Au modèle géocentrique en vigueur succède un modèle héliocentrique défendu par Nicolas Copernic, c’est le soleil qui est au centre ! Au fil de l’histoire de la cosmologie et des découvertes, petit à petit on a éloigné la Terre du centre de l’univers.

Comment devient-on riche en Dieu ? C’est pareil, nous avons besoin de vivre cette même révolution. A un modèle de vie Égocentrique ( » MOI, JE « ) succède une vie Christocentrique : Christ au centre. Pourquoi Christ doit-il être au centre ? Par ce que c’est par lui, et par lui seul que nous devenons riches pour Dieu. En effet, ce qui fait notre richesse c’est d’avoir cette VIE, la vraie, la vie morale, spirituelle, la vie réelle et véritable, vouée à Dieu, bénie, même dans ce monde. Cette vie qui aboutira, après la résurrection à la vie éternelle. C’est la plus grande des richesses :

10 Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la VIE et qu’elles l’aient en abondance. 11 » Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Jn 10v10-11

9 En effet, vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ : pour vous il s’est fait pauvre alors qu’il était riche, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis. 2Co 8v9

Cette vie est pour ceux qui ont véritablement choisis de mettre leur confiance en Jésus-Christ, pour ceux qui le mettent au centre de leur vie !

L’homme n’a pas la VIE par ses biens, l’homme a la VIE par Jésus

Aujourd’hui, prenons conscience de cette réalité essentielle.

Aujourd’hui, dans quel système vivons-nous ? Dans quel système vis-tu ? Un système égocentrique (dans la course aux richesses de ce monde) ou dans un système christocentrique ?

Donne-tu à Dieu la meilleure part de ta vie ? Ou dis-tu comme Don Salluste, « Tout ça c’est pour le roi… ça c’est pour moi…ça c’est pour moi… »

Attention « cette nuit même » ton âme peut t’être redemandée. Si tu ne l’as pas encore fait : saisis la nouvelle VIE qui t’est offerte. C’est une grâce, une faveur imméritée. Reconnait que Jésus-Christ est le Seigneur. Et crois qu’il est ce bon Berger qui a donné sa vie toi, pour que tu sois sauvé, pour que tu aies la VIE en abondance.

Si tu l’as déjà fait, et que le Seigneur est ton maître, rappelle-toi toujours que son action n’a pas une portée matérielle et temporelle, mais une portée spirituelle et éternelle. Inscris donc ta vie dans cette perspective : prends tes décisions, fais tes choix et définis tes priorités dans cette perspective. Réexamine ton système de vie le plus souvent possible devant sa Parole… Elle seule est la vérité. Elle nous aide à calquer nos priorités sur celles du Seigneur : par exemple dans l’annonce de la bonne nouvelle.

Rappelle–toi qu’au fil de l’histoire de la science, petit à petit on a éloigné la Terre du centre de l’univers. C’est pareil pour toi, c’est progressif, petit à petit tu as besoin de laisser plus de place au Seigneur dans ta vie pour un jour vraiment dire : « Tout ça c’est pour le roi des rois ! » 

Amen.

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