Les Mages et Hérode

L’Epiphanie aura lieu le mercredi 06 janvier prochain. Cette fête chrétienne était auparavant une fête païenne dans la Grèce et la Rome antiques.

Elle est devenue la fête des rois mages, trois rois mages dénommés Gaspard, Balthazar et Melchior qui viennent se prosterner devant la crèche.

Mais qu’en est-il réellement ? D’où vient cette tradition de l’Epiphanie qui signifie « manifestation divine ».

1 Et toi, Bethléhem Éphrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont l’origine remonte aux temps anciens, Aux jours de l’éternité.

2 C’est pourquoi il les livrera Jusqu’au temps où enfantera celle qui doit enfanter, Et le reste de ses frères Reviendra auprès des enfants d’Israël.

3 Il se présentera, et il gouvernera avec la force de l’Éternel, Avec la majesté du nom de l’Éternel, son Dieu: Et ils auront une demeure assurée, Car il sera glorifié jusqu’aux extrémités de la terre.

4 C’est lui qui ramènera la paix […]

1 Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem, 2 et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. 3 Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. 4 Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s’informa auprès d’eux où devait naître le Christ. 5 Ils lui dirent: A Bethléhem en Judée; car voici ce qui a été écrit par le prophète: 6 Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple.

7 Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s’enquit soigneusement auprès d’eux depuis combien de temps l’étoile brillait. 8 Puis il les envoya à Bethléhem, en disant: Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille aussi moi-même l’adorer.

9 Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu’à ce qu’étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta. 10 Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie. 11 Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. 12 Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

13 Lorsqu’ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu’à ce que je te parle; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr. 14 Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte. 15 Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: J’ai appelé mon fils hors d’Égypte.

16 Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. 17 Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète: 18 On a entendu des cris à Rama, Des pleurs et de grandes lamentations: Rachel pleure ses enfants, Et n’a pas voulu être consolée, Parce qu’ils ne sont plus.

19 Quand Hérode fut mort, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte, 20 et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va dans le pays d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts. 21 Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère, et alla dans le pays d’Israël. 22 Mais, ayant appris qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place d’Hérode, son père, il craignit de s’y rendre; et, divinement averti en songe, il se retira dans le territoire de la Galilée, 23 et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par les prophètes: Il sera appelé Nazaréen.

La tradition

Cette fête s’est installée dans le panorama chrétien au fil du temps.

C’est d’abord Tertullien le théologien de Carthage, qui au 2ème siècle, aurait « décidé » que les mages étaient trois et qu’ils étaient rois. Pourquoi trois, parce qu’il y a trois cadeaux, Tertullien rapproche l’histoire de la venue des mages avec le Psaume 72 qui dit ” Les rois de Tarsis et des îles enverront des présents, les rois de Saba et de Séva paieront le tribut, tous les rois se prosterneront devant lui”. 

Mais ce n’est pas Tertullien qui leur donne des noms. Leurs noms apparaissent pour la première fois, plus de 500 ans après la naissance de Jésus, dans un manuscrit initialement rédigé en langue grecque, puis traduit vers le VIIIe siècle en langue latine: c’est le Excerpta latina barbari (« Extraits latins d’un barbare »),

Au 12ème siècle les mages apparaissent avec des couronnes.

Cette fête est « améliorée » au 13ème siècle et une galette apparait et est servie. Une part est réservée « au bon Dieu » et offerte à un mendiant.

Cette tradition de la galette vient d’une tradition romaine et donc païenne qu’on appelait les « saturnales » où maîtres et esclaves étaient sur un même pied d’égalité durant une courte période et mangeaient à la même table. Un pain était fait dans lequel une fève, le légume, était glissé. Celui qui avait la fève était nommé roi du festin.

A ce jour, chacun donne à cette fête une orientation différente.

Chez les orthodoxes, cette date correspond à la date du baptême du Christ,

Pour l’Eglise apostolique arménienne, cette date est la plus importante car on y célèbre la nativité.

Chez les catholiques, elle peut se fêter le deuxième dimanche après Noël si cette fête n’est pas jour férié.

Avec Vatican II, il est décidé que l’Epiphanie sera célébrée le 1er dimanche suivant le 1er janvier.

Aussi, il nous faut bien comprendre que la tradition chrétienne est dérivée d’une coutume païenne qui a été modifiée au fil des siècles pour lui donner une apparence religieuse.

Nous constatons que cette tradition finit par faire oublier le texte biblique qui est beaucoup plus succinct mais qui en dit beaucoup plus.

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Les Mages et Hérode

La venue des mages n’est consignée que dans l’Evangile selon Matthieu.

Ces mages ne savent pas que Jésus est né à Bethlehem, comme l’écrit Matthieu. Les mages arrivent à Jérusalem et demandent « où est le roi des Juifs qui vient de naître ? » (v.2) la rumeur apprend à Hérode qu’un roi des Juifs vient de naître. Il se précipite auprès des chefs des prêtres et des spécialistes de la Loi pour connaître l’endroit où doit naître ce roi. Selon la prophétie de Michée, ce roi doit naître à Bethlehem, en Judée.

Hérode n’a de cesse de supprimer tous ceux qui pourraient convoiter son trône. Sa quête permanente quant à son identité et ses origines le taraudent, le rendent comme fou. Hérode est originaire d’Idumée, il n’est donc pas Juif et n’est pas accepté par les Juifs.

Hérode tient à son trône plus qu’à toute autre chose. De savoir que le roi des Juifs vient de naître lui est insupportable. Aussi, il convoque secrètement les mages et leur demande à quel moment l’étoile leur est apparue. Il demande cela afin de connaître l’âge de l’enfant.

Hérode indique aux mages que c’est à Bethlehem qu’ils doivent se rendre. Il demande à être tenu informé par les mages afin d’aller adorer lui-même le petit enfant, alors que son projet est tout autre.

Matthieu nous dit que les mages arrivent, guidés par l’étoile, « au-dessus de l’endroit où se trouvait le petit enfant » (v.11), puis les mages entrent dans la maison, et non dans une étable. Ils voient l’enfant avec Marie.

Là aussi, la tradition montre les mages dans l’étable, et ce souvent au même moment que les bergers. Pourtant, le texte nous dit que Jésus et Marie sont dans une maison.

Les mages repartent mais ne reviennent pas chez Hérode qui entre dans une grande colère lorsqu’il comprend qu’ils sont repartis sans être allé lui rendre compte des faits. Il fait alors massacrer, tous les enfants de deux ans et plus, à Bethlehem, pour s’assurer que son règne n’est pas en danger.

Ici, il faut souligner qu’Hérode fait tuer les enfants de deux ans et plus. Cela signifie que les mages viennent adorer Jésus alors qu’il a plus ou moins deux ans.

On peut se demander ce que sont des mages.

Dans le livre du prophète Daniel, les mages font partie des personnes les plus influentes de la société Babylonienne. Ce sont des personnes instruites et ce sont aussi des astrologues. Les mages existaient dans bien des royaumes.

Il se peut que les mages venus adorer Jésus venaient du royaume de Saba, ce qui correspond aujourd’hui au Yémen et à l’Ethiopie.

La reine de Saba, selon l’histoire et les recherches archéologiques, aurait eu un fils avec Salomon qu’elle aurait appelé Ménélik. Il aurait été élevé à la cour de Salomon avant de retourner dans le royaume de Saba.

La reine se serait convertie au judaïsme, ainsi qu’une grande partie de la population. Elle aurait pris le nom juif de Balkis. Cela pourrait expliquer que bien des siècles après Balkis, des mages connaissaient en partie la prophétie.

Le prophète Esaïe annonce que « les habitants de Saba viendront et apporteront de l’or et de l’encens et ils proclameront les louanges de l’Eternel. » (60,6)

Nous savons que ces mages ont offert de l’or, de l’encens et de la myrrhe au roi des Juifs. Ces présents sont d’une grande valeur et sont dignes d’un roi.

Ce qui interpelle, c’est que des gens d’origine non juive font un long périple pour venir adorer le roi des Juifs alors qu’il est ignoré dans sa propre patrie.

Ce qui interpelle aussi, c’est cette étoile qui les guide. C’est un astre qui guide les mages vers l’astre sorti de Jacob comme annoncé dans le livre des Nombres « Un astre sort de Jacob, un sceptre s’élève d’Israël. » (24,17)

Que peut nous dire cette histoire aujourd’hui ?

– Des mages partent à la rencontre du roi des Juifs et lui offrent des présents somptueux.

– Ces mêmes mages repartent par un autre chemin, avertis en rêve.

– Le roi Hérode dit vouloir adorer le roi qui vient de naître.

– Le roi Hérode veut tuer le roi des Juifs car il représente une menace pour son propre règne.

– Joseph part en Egypte avec Marie et Jésus après avoir été averti en rêve.

Des mages parcourent une longue distance pour adorer le roi des Juifs.

Des mages offrent des présents somptueux au roi des Juifs.

Nous ne sommes pas des mages, nous sommes les enfants de Dieu. Nous n’avons pas à parcourir de longues distances pour adorer le roi des Juifs car le Roi des rois est venu jusqu’à nous. Nous pouvons l’adorer là où nous nous trouvons, seul ou en assemblée.

Contrairement aux mages qui ne font pas partie du peuple de Dieu et qui cependant comprennent la portée, le but, du voyage qu’ils doivent entreprendre, nous, nous devons cheminer intérieurement vers le Christ. Une aide précieuse nous est donnée : le Saint-Esprit. Dieu nous fait comprendre le but de notre voyage, c’est la vie éternelle. Comme le souligne l’Apôtre Paul dans l’Epître aux Philippiens « Je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. » (3,14) Les voyages que Paul a entrepris n’avaient qu’un but : partager la Parole de Dieu afin que chacun puisse croire et avoir la vie éternelle. Croire signifie aussi adorer.

Les mages sont venus pour adorer le roi des Juifs et lui ont offert des présents dignes d’un roi. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas regardé à la dépense, ni au long voyage.

Nous, nous adorons le Roi des rois, le Seigneur des Seigneurs et devons aussi lui offrir des présents. A chacun de se demander ce qu’il désire dans son cœur offrir à Dieu, en vérité, avec sincérité.

Depuis Abraham ainsi que du temps de Jésus, tout Juif donnait la dîme de tous ses revenus en offrande à Dieu. Cette pratique, cette loi, a perduré dans le christianisme.

A l’époque de Malachie, les Juifs ont « oublié » les dimes dues à l’Eternel. C’est pourquoi le prophète dit « Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. » (3,10) Ainsi, Dieu bénit celui qui donne avec joie, selon la volonté de l’Eternel.

Une autre forme d’offrande est décrite dans la Parole, c’est le sacrifice de nos personnes. Paul dit dans l’Epître aux Romains « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable » (12,1)

En nous offrant à Dieu, nous ferons comme les mages, nous repartirons par un autre chemin. Jésus nous a dit qu’il était LE chemin.

C’est ce chemin que nous devons emprunter, le ou les chemins anciens ne doivent plus être parcourus, empruntés. Et Dieu ne nous avertit pas en rêve, mais par sa Parole. Jésus est la Parole faite chair. C’est lui que nous devons suivre jour après jour.

Le voyage et les présents des mages doivent nous inspirer, nous questionner. Un parallèle avec notre vie chrétienne doit être fait. Nous ne pouvons pas faire moins que les mages.

Un autre personnage apparaît dans le texte sur lequel il faut s’arrêter, c’est le roi Hérode, ce roi sanguinaire, on pourrait même dire fou car obnubilé par son règne.

Il ment sciemment aux mages en disant qu’il veut aller adorer le roi des Juifs. L’idée qu’un autre roi que lui puisse exister dans son royaume l’insupporte. Une idée germe aussitôt dans son cœur, il faut éliminer ce roi de manière définitive.

Le cœur de ce roi est tortueux, il veut se servir des mages bien intentionnés pour son projet meurtrier. Il va même consulter les chefs des prêtres pour s’informer du lieu de naissance du roi des Juifs. Il veut savoir depuis quand brille l’étoile pour connaître l’âge de ce roi.

Oui, un enfant le fait trembler. Son pouvoir et sa richesse représentent toute son existence. Il n’existe pas sans eux. Il est prêt à manipuler, mentir, tuer pour conserver ce qu’il a.

Il est aux antipodes de la pensée, de l’attitude chrétienne.

Jésus dit de lui-même qu’il est doux et humble de cœur. (Mt 11,29)

Pierre invite tout chrétien à être miséricordieux et humble. (1Pi 3,8)

Paul, dans l’Epitre aux Colossiens, nous invite à discerner la vérité des apparences lorsqu’il écrit « Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité ne vous ravisse à son gré le prix de la course. » (2,18)

Hérode aurait aimé tromper les mages en prenant cette apparente humilité lorsqu’il dit « Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant ; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille aussi moi-même l’adorer. » (Mt 2,8)

Hérode parle « adoration » alors qu’il pense « meurtre ». Sa bouche et son cœur sont diamétralement opposés. Cela ne peut exister chez un chrétien.

– le personnage d’Hérode doit nous questionner. Avons-nous assez de discernement pour reconnaître ceux dont le cœur est tortueux ?

Regardons maintenant Joseph. Il est averti en rêve de partir en Egypte afin d’échapper à Hérode et donc à la mort. Il est même dit à Joseph de rester en Egypte jusqu’à ce qu’il lui soit dit de revenir.

Deux choses :

La première : Hérode est l’ennemi de Jésus. Dieu le sait, le voit mais le laisse agir. Il n’intervient pas à l’encontre d’Hérode mais il met Joseph, Marie et Jésus à l’abri de son projet meurtrier.

Dieu se montre protecteur et non destructeur. Il protège les siens et ne détruit pas le méchant. Comme le dit Dieu par la bouche du prophète Ezéchiel « Vraiment, je ne prends aucun plaisir à voir mourir qui que ce soit » (18,32)  

La deuxième : Ici, Joseph est conduit par l’Esprit de Dieu à protéger sa famille. S’il a pu entendre, c’est qu’il est à l’écoute. Ce n’est pas la première fois que l’Esprit parle à Joseph. Avant la naissance de Jésus, l’Esprit de Dieu lui avait parlé. Joseph avait obéi. Ici encore, Joseph place sa confiance en Dieu et part pour une destination inconnue.

la personne de Joseph doit nous questionner. Avons-nous assez confiance pour accepter tout chemin que Dieu peut nous demander de prendre ? Avons-nous assez confiance pour croire que malgré des circonstances défavorables, Dieu nous protège ?

Conclusion

Au regard de tout ce qui vient d’être dit, nous constatons que l’Epiphanie est bien plus qu’une tradition que les hommes ont construit au fil des siècles. Et même si le partage d’une galette est agréable, il nous faut garder les yeux fixés sur Jésus.

Ce n’est pas une tradition qui nous sauvera, qui fera de nous des chrétiens dignes de ce nom mais un engagement, une foi et une confiance inébranlables en Celui qui peut tout.

Dieu a fait venir son Fils parmi nous dans des conditions qui étaient loin d’être propices à son accueil. Il l’a protégé, conduit, enseigné afin de nous l’offrir en sacrifice vivant pour le prix de nos péchés.

Dieu nous appelle à offrir ce que nous avons pour son service, il nous appelle à nous offrir en sacrifice pour son service. Il nous appelle à être humbles et miséricordieux. Il nous appelle aussi à avoir du discernement, de la sagesse.

Tout cela est possible en restant sur le chemin que Jésus nous a tracés. Ce chemin est invisible à l’œil nu, mais par la foi, nous le percevons et le suivons. Ce chemin mène au Père, ce chemin nous mène à la vie éternelle.

A Dieu soit toute la gloire.

Amen

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